“La mission particulière qui revient à la femme, à notre époque tentée par le matérialisme et par la sécularisation : être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu'avec les yeux du coeur.
A vous, les femmes, il revient d'être les Sentinelles de l'Invisible ! “ Jean Paul II, Lourdes, 15 août 2004
Mercredi 08 Février 2012 02:15
Vous êtes ici : Accueil Le texte du mois

Le troupeau de Don BOSCO

 Ce songe a été raconté par Saint Jean BOSCO (fêté le 31 janvier) à ses élèves en 1867 :

« Dans la nuit du 29 au 30 mai, dit le Saint, je me trou­vais dans une immense plaine peu­plée de bre­bis. Je me deman­dais à qui pou­vait bien appar­te­nir une telle mul­ti­tude d’animaux lorsque j’aperçus tout à coup près de moi un ber­ger appuyé sur son bâton. Je lui deman­dai à qui était ce trou­peau. Il me répon­dit de ne pas m’en inquié­ter, que je le sau­rais plus tard. Guidé par lui je me mis à par­cou­rir la plaine et à exa­mi­ner les bêtes. Ici de superbes bre­bis brou­taient, à l’ombre de grands arbres, une herbe verte et épaisse. Un peu plus loin, un grand nombre d’autres, plus ou moins malades, cher­chaient leur nour­ri­ture dans des coins rem­plis de pierres et de ronces où ne se trou­vait pas un brin d’herbe fraîche. Je deman­dai quelques expli­ca­tions à mon guide. Il se contenta de me répondre : « Tu n’es pas fait pour conduire ce trou­peau. Je vais te mon­trer celui que tu dois faire paître. » Et il me condui­sit dans une autre par­tie de la plaine, cou­verte de brous­sailles, où des mil­liers d’agneaux pais­saient, maigres et le corps cou­vert de plaies. Chose curieuse, ils avaient de longues cornes comme de vieux béliers, et toutes se ter­mi­naient par une sorte d’S.

« Com­ment se fait-​il, demandai-​je, que des agneaux si jeunes aient des cornes pareilles ? — Regarde plus atten­tivement », me répon­dit le ber­ger. Je regar­dai à nou­veau et vis que leur corps était cou­vert de chiffres représen­tant un 3. « Qu’est-ce que tout cela signi­fie ? » deman­dai-​je à nou­veau. « Voici, reprit l’homme. Cette plaine immense repré­sente le monde. Les riches pâtu­rages sont l’image des lieux où l’on entend la parole de Dieu et où l’on reçoit sa grâce. Les coins rem­plis de brous­sailles et de pierres sont les lieux où l’on cherche à plaire au monde et où l’on ne veut pas écou­ter la parole de Dieu, Les bre­bis, ce sont les grandes per­sonnes ; les agneaux, les enfants aux­quels tu as été envoyé. L’endroit où nous sommes repré­sente l’Oratoire de Turin où se trouvent tes enfants. Il n’y a pas d’herbe parce que plu­sieurs parmi eux sont en état de péché. Les cornes qu’ils portent sont l’image du déshon­neur et la lettre S est la pre­mière du mot Scan­dale. Parmi ces agneaux tu en vois quelques-​uns dont les cornes sont bri­sées ; cela indique qu’ils ont cessé de don­ner le mau­vais exemple à leurs com­pa­gnons. Le chiffre 3 qu’ils portent ins­crit sur leur corps veut dire qu’ils souf­fri­ront trois peines : la pre­mière, toute spiri­tuelle, sera l’absence de la grâce dans leur âme ; la deuxième, d’ordre moral, sera qu’ils se trou­ve­ront pri­vés de la parole de Dieu et de bons conseils ; enfin la troi­sième, d’ordre maté­riel, fera qu’un jour le pain lui-​même leur manquera. »

A ces mots voici que subi­te­ment les agneaux qui étaient près de nous se chan­gèrent en enfants de l’Ora­toire. Je recon­nus aisé­ment parmi ceux qui avaient des cornes, plu­sieurs élèves qui d’ordinaire fuient la com­pagnie de leurs Supé­rieurs. Il y en avait d’autres que je ne connais­sais pas.

 

Tan­dis que je regar­dais, tout triste, mon guide me sai­sit par la main et me dit : « Viens, je vais te mon­trer autre chose. » II me condui­sit alors dans une autre par­tie de la plaine, assez éloi­gnée, où il me mon­tra une belle prai­rie, entou­rée d’une haie. Grâce à de nom­breux ruis­seaux qui l’arrosaient d’une eau dont la lim­pi­dité était extra­ordinaire, l’herbe y pous­sait en abon­dance. Un grand nombre d’enfants, aux visages épanouis, y cueillaient des fleurs qu’ils met­taient ensuite à leurs vête­ments. « Que repré­sentent ces enfants ? » demandai-​je. « Ce sont ceux qui vivent dans la grâce de Dieu », me répon­dit le berger.

Tan­dis que je les contem­plais, tout heu­reux, il ajou­ta : « Viens, je te mon­tre­rai quelque chose de plus beau encore. » Et il me condui­sit dans un pré plus ver­doyant que le pré­cé­dent, cou­vert de magni­fiques fleurs qui em­baumaient l’air d’un par­fum mer­veilleux. Là je vis de nom­breux enfants dont la beauté était ravis­sante. « Ce sont ceux, me dit le guide, qui ont conservé intact le lys de leur pureté. Ils sont encore revê­tus de la robe de leur bap­tême. » Je les regar­dais, émer­veillé… Ils por­taient sur la tête une cou­ronne de fleurs d’un éclat incom­pa­rable. Leur robe, d’une blan­cheur éblouis­sante, était gar­nie de fleurs d’où émanait une lumière qui les trans­fi­gu­rait. Parmi ces enfants j’en recon­nus plu­sieurs qui, en ce moment, sont devant moi et m’écoutent. Ah ! S’ils pou­vaient voir seule­ment la dixième par­tie de la gloire qui leur est réser­vée, comme ils seraient déci­dés à tout souf­frir, même le mar­tyre, plu­tôt que de perdre leur inno­cence ! Cepen­dant, devant leur petit nombre, je deman­dai à mon guide : « Parmi tous mes enfants, il y en a si peu qui ont gardé leur inno­cence ? » Et lui de me répon­dre : « Tu trouves que ce n’est pas assez ! II y en a déjà pas mal… Et ceux qui l’ont per­due peuvent encore venir rejoindre leur com­pa­gnons en fai­sant péni­tence. Il y a des fleurs pour eux dans la prai­rie. Ils peuvent aussi se tres­ser de riches cou­ronnes, se refaire une belle robe et suivre leurs cama­rades dans la gloire du ciel. »

Je vou­lus alors aller pré­ve­nir ceux que j’avais vus dans le pré voi­sin… mais je fis un faux pas et je m’éveillai !

 

Extrait de 90 Histoires pour les catéchistes (II)

 

 

 


Your are currently browsing this site with Internet Explorer 6 (IE6).

Your current web browser must be updated to version 7 of Internet Explorer (IE7) to take advantage of all of template's capabilities.

Why should I upgrade to Internet Explorer 7? Microsoft has redesigned Internet Explorer from the ground up, with better security, new capabilities, and a whole new interface. Many changes resulted from the feedback of millions of users who tested prerelease versions of the new browser. The most compelling reason to upgrade is the improved security. The Internet of today is not the Internet of five years ago. There are dangers that simply didn't exist back in 2001, when Internet Explorer 6 was released to the world. Internet Explorer 7 makes surfing the web fundamentally safer by offering greater protection against viruses, spyware, and other online risks.

Get free downloads for Internet Explorer 7, including recommended updates as they become available. To download Internet Explorer 7 in the language of your choice, please visit the Internet Explorer 7 worldwide page.